Partager l'article ! Il faut sauver le soldat Robin...: Aie aie aie! C'est par ces mots que j'aimerai commencer ce billet cinématographique. Hier soir 00H20, je sors ...
Aie aie aie! C'est par ces mots que j'aimerai commencer ce billet cinématographique. Hier soir 00H20, je sors de la salle de cinéma encore abasourdie par le final ubuesque de ROBIN DES BOIS de Ridley Scott. J'avais pourtant bien préparé mon affaire, lu plusieurs critiques sur allociné, même télérama en disait du bien... D'habitude, quand je vois un blockbuster à l'affiche, je me carapate. Allez savoir pourquoi?? Alors, à la faveur d'une soirée entre vieilles copines, une calzone délicioza, un peu de rosé et hop tous mes principes fondamentaux de pseudo-cinéphile avertie s'évaporent. Déjà j'aurai du me méfier, il y a parfois des signes avant coureur, de ceux qui vous indiquent que vous allez à une déception certaine. Lorsque le charmant serveur nous a demandé quel film nous allions voir, et que le jeune couple situé à mes cotés, y est aller d'un"Robin des bois vous pouvez y aller les yeux fermés c'est un super film", je suis resté perplexe. Pour trouver ça "SUPER", il vaut mieux même carrément être aveugle ( et sourd aussi!!). Alors je me dis a posteriori, que ces deux tourtereaux juvéniles n'ont peut être regardé le film dans sa globalité, tenté probablement par d'autres activités plus savoureuse.
Pendant le premier tiers du film, tout se tient à peu près, on y croit, on est dedans, stupéfiait par les décors monumentaux, les prises de vue, tout y est. Les combats sont sympas, les effets spéciaux également tout va bien. Dans le deuxième tiers, certains doutes apparaissent, lorsque notre Robin usurpe l'identité du défunt « Robert ou Gérard de loxley » (je ne me souviens plus très bien, tellement ce fut un moment passionnant), à la demande du père de celui-ci, pour des raisons obscures assez lointaine des vérités historiques probablement. Des lors notre Gueux de Robin devient un gentilhomme, et courtise Marianne, qui ne résiste pas bien longtemps à ses avances, c'est mou, c'est long, c'est chiant!
Pour tous ceux qui ne se sont pas endormis, nous entamons le dernier tiers, c'est le feu d'artifice!! Hormis la scène, pendant la quelle les archers décochent au même moment leur flèche du haut de la falaise, visuellement c'est très, très réussi. Donc arrive l'heure du débarquement des forces françaises sur les cotes anglaise. Je n'ai pas pu retenir un éclat de rire tonitruant, tellement la scène est ridicule,. On vois surgir au loin des barges, identiques en tout point à celles du 6 juin 44, habillées de bois, il faut que ça fasse "epoque" quand même fichtre!! Mais c'est vraiment prendre les spectateurs pour des abrutis. La scène est totalement anachronique, ca ne ressemble à rien . Notre robin fini à moitié compressé entre deux barges,et dans un dernier sursaut de courage, il écarte de ses bras musculeux les dites barges, pesant chacune au bas mot plusieurs centaines de kilos. Fort de cet exploit, il surgit la tête hors de l'eau dans un "râle de pleine virilitude" version slow-motion. La première image qui me vient à l'esprit à ce moment là, est le jaillissement de l'orque dans " Sauvez willy". Pendant ce temps les cavaliers se battent becs et ongles pour repousser l'offensive des mééééééchants français chevelus, barbus et dégeus... On voit alors arriver, les petits orphelins de la foret, c'est la promenade annuelle du poney-club de Sherwood. Chevauchant leurs destriers de 60 cm au garrot, il n'hésite pas à affronter la mort...
Je n'aurai pas payer ma place plein tarif, j'aurai cru à une bonne vieille parodie de film à succes: Y'-a-t-il un flic pour sauver Marianne?
En ce soir de juin 2010, je me suis fait arnaquer de 10 € et j'ai perdu toute dignité...